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L'Orichalque, un roman de Peter Dussoni.

Chapitre 7 : Le sang de la colère.

Chapitre 7 : Le sang de la colère.

              Elles arrivaient en vue de l'auberge. Le jour s'était à présent levé, et le soleil commençait déjà à dispenser sa chaleur, ses rayons effleurant de leurs lumières dorées les arbres autour d'elles, juste avant qu'elles n'approchent de la lisière des bois.

            La porte de l'auberge n'était pas fermée, et elles ne croisèrent personne tandis qu'elles montaient vers leur chambre. Mais Lournn-Go'Ha fronça les sourcils en arrivant à la porte de la pièce qui leur était toujours réservée. Elle était ouverte, et l'on entendait quelqu'un sangloter à l'intérieur. Elle poussa doucement le battant en bois et avança, découvrant Solange, à genou par terre, le buste appuyé sur le matelas, la tête plongée dans ses bras, son corps tressautant au rythme de ses sanglots. Lournn-Go'Ha avança et posa doucement sa main sur l'épaule de la jeune fille qui sursauta, avant de se retourner, le visage ravagé par le chagrin.

— Oh Mademoiselle, Mademoiselle, fit elle en s'accrochant à la jeune femme, tandis que les deux autres filles s'approchaient à leur tour, dans l'expectative.

— Vous aviez promis, vous aviez promis, vous aviez dit qu'ils ne risquaient rien, hurla Solange, au bord de la crise de nerf, redoublant de larmes.

             Elle se sentit soulevée du sol, comme un fétu de paille, et continua à pleurer dans les bras de celle qui venait de la coller contre elle.

 — Vous n'étiez pas là, réussit-elle à dire entre deux sanglots.

— Bon, regarde-moi Solange, regarde-moi, fit Lournn-Go'Ha d'une voix douce. Montre-moi tes yeux.

            La jeune femme leva son regard et sembla se calmer lentement, plus aucun son ne sortant de sa bouche, ses larmes s'asséchants doucement. Un baiser fut déposé sur son front.

— Que s'est-il passé ma chérie ?

— Des dragons, une vingtaine de dragons, Mademoiselle, ils sont venus vers minuit. Ils ont tout pris, ils ont, ils ont… Les pleurs revinrent et Lournn-Go'Ha dut la calmer à nouveau.

— Maman m'a caché, reprit-elle, en proie à une souffrance insondable. Mais elle ne pouvait pas laisser papa. Ils, ils…

— On va aller les voir, ne parle plus. Je te porte, ils sont où ?

— Dans leur chambre, ils sont dans leur chambre. Papa est avec maman et…

A nouveau les larmes revinrent.

 — Et maman pleure, elle n'arrête pas de pleurer, et on ne peut rien faire, on peut rien faire, hurla-t-elle de nouveau.

            Orlane était devenue atone, le visage de marbre, livide, comme étrangère à ce qui se déroulait sous ses yeux. Elles descendirent les escaliers et guidées par une Solange semblant inconsolable, que Lourna avait du mal à calmer, entrèrent dans la chambre du tenancier de l'établissement.

              Jade fit une rapide analyse. Le patron devait avoir le bras droit cassé, et il était au chevet de sa femme, alitée au-dessus des draps, sa tête sur les genoux de son mari, elle aussi le visage ravagé de larmes.

            L'immortelle confia délicatement Solange à Jade et se rapprocha du lit, montant dessus à quatre pattes, avant de se lover contre le dos de la femme de l'aubergiste, qui ne fit absolument aucun geste. Le regard hagard, miné par le chagrin, son père ne réagit pas non plus. Lournn-Go'Ha posa sa main gauche sur le ventre de la femme plusieurs secondes, puis sur son front, et murmura doucement à son oreille. Elles restèrent plus de dix minutes dans cette position, la mère de Solange semblant retrouver sa sérénité, s'apaisant, avant de finir pas s'endormir.

— Orlane ?

            La jeune femme fit un geste de la tête, semblant libérée par ce qu'elle venait de prendre pour une autorisation, avant de s'effacer. Lournn-Go'Ha se redressa et s'adressa au mari :

— Ecoutez-moi bien, je vais soigner votre bras. Votre femme ne risque plus rien. Écoutez-moi bien, fit-elle à nouveau, comme si elle s'adressait à un enfant. Actuellement, votre femme n'est pas fertile, comprenez-vous bien ce que je suis en train de vous expliquer ?

            Le père de Solange fit oui de la tête, sans répondre.

— Vous venez de vivre un cauchemar. Et comme toutes choses, il a une fin. Écoutez-moi bien à nouveau. Les hommes qui sont entrés chez vous cette nuit, dans votre auberge, qui vous ont tout pris, qui vous ont cassé le bras…

            Une pause, puis :

 — Vous avez essayé de les en empêcher, n'est-ce pas ? dit-elle en regardant la femme endormie.

          Il y eu un nouveau signe de tête affirmatif. Elle porta sa main à sa joue et la caressa doucement, tandis que le père de Solange ne pouvait à nouveau retenir ses larmes.

— Ils sont déjà tous morts, chuchota-t-elle. Ceux qui ont violenté votre femme, qui l'ont torturée, battue. Je viens de leur envoyer la mort. Et personne ne peut lui échapper, personne, murmura-t-elle avant de déposer un baiser sur sa joue.

            " Elle peut faire preuve de compassion. Elle semble avoir 25 ans, mais quand on la voit faire, on comprend qu'elle n'a pas d'âge… songea Jade. Un mot, un seul et Orlane est partie… Sans poser de question, sans dire quoi que ce soit. Je n'arrive même pas imaginer ce par quoi elles sont passées pour en arriver là ", conclut-elle intérieurement.

— Jade ?

— Oui ?

— Ton armure, que je t'ai empêché de récupérer tout à l'heure, tu peux la récupérer comme bon te semble, n'est-ce pas ? Nous sommes bien d'accord ? Il te faut combien de temps, pour faire ce que tu appelles une téléportation, ou je ne sais quoi d'autre et la faire venir ici  ?

            Jade regarda ses pieds, puis rougit :

— Comment tu as su ?

— Tu as cédé trop facilement, quand je t'ai dit de ne pas la prendre. Vu les événements, excuse-moi de ne pas avoir le temps de jouer au chat et à la souris. Combien te faut-il de temps, Jade ? S'il te plait. Pour moi, là, c'est très important.

— Une petite minute, balbutia la jeune Atlante, les yeux rivés sur le sol.

  Je peux soigner le père de Solange toute seule, et sa maman va dormir quelques heures. Peux-tu rejoindre Orlane, s'il te plait ? Je ne peux pas l'accompagner et je crains que sans moi, cela ne devienne très compliqué. Je connais mon Orlane…

— Tu n'es pas fâchée ?

— Pas du tout, non, sourit l'Immortelle. Tu sais pourtant bien que l'on ne peux, ni me mentir, ni me cacher quoi que ce soit.

— Tu savais, tu savais que vous ne risquiez rien, rien du tout. Que je pouvais la récupérer, et que ça ne changeait rien...

— File et ramène-la moi avant le coucher du soleil, éluda l'Immortelle. Solange, je voudrais des serviettes et de l'eau, dans un verre s'il te plait, précisa-t-elle sans plus se préoccuper de la fille aux cheveux de miel, qui s'éclipsa.
      

     Arrivée dehors, Jade hésita quelques secondes. " Erf, ça vaut quand même mieux, pensa-t-elle. Au moins ça permettra un check up complet…  "

Cachée dans le petit jardin qui entourait la bâtisse, elle ôta ses vêtements en vitesse, puis elle entonna :

— Acquisition cible transfert biométrique : autorisation !

Une lueur sourde apparut quelques mètres devant elle, avant de se transformer en un épais brouillard bleuâtre, très localisé. Elle avança lentement, l'effleura de sa main droite, hésita et fit un pas en avant, se retrouvant au cœur du nuage luminescent qui sembla fondre, se mouler autour d'elle, avant de prendre consistance, de durcir et de se colorer.

— Ecran Holo : activation !

            Maintenant à l'intérieur de son armure qui venait de se matérialiser autour d'elle, Jade reprenait ses marques avec rapidité. L'écran apparut devant ses yeux, se chargeant d'indications.

— Prise en charge de l'hôte : Activation !

            Elle sentit nombre de ventouses se coller sur sa peaux et deux cathéters s'enfoncer dans ses avant-bras, injectant instantanément des drogues pour combattre la fatigue. Ses données corporelles s'affichèrent sur l'écran. " Tout semble aller pour le mieux ", estima-t-elle.

Elle lança tout de même un check up.

— Alors… Energie 45%, normal, le transfert pompe énormément, Mmmh, tout semble ok, on va juste éviter de se servir du canon. Allez, elle est partie où ?

            Modification de gravité : Activation, fit elle en s'élevant de quelques centimètres au-dessus du sol.

Acquisition des paramètres cibles !

Enhanceur musculaire, 25%!

Interface de chasse, activation !

 Ils sont à cheval, constata-t-elle.

            S'assurant que personne ne pouvait la voir, analysant les alentours de l'auberge, elle s'élança à la poursuite d'Orlane, repensant aux paroles de Lourna : " Personne ne peut lui échapper… " " A moi aussi, il est difficile d'échapper, songea-t-elle… "

            Elle ne mit que quelques minutes avant de rattraper la jeune femme qui courait avec rapidité sur l'une des routes de terre battue qui traversait la forêt.

— C'est ma chérie qui t'envoie ? Pas la peine, je vais les massacrer toute seule !

— Personne n'est étonnée que j'ai mon armure à disposition, on dirait, remarqua Jade.

— Quand je dis que je suis moins intelligente que ma Lourna, je le suis quand même plus que la moyenne !

— Tu vas vraiment les tuer ?

— Ils vont payer, oui. J'ai l'autorisation.

— Tu as compris bien avant moi, elle a juste prononcé ton prénom…

— Tu apprendras.

— Lournn-Go'Ha m'a demander de te ramener le plus vite possible. Enfin, je crois ...

— Han !

            Jade se tut et repensa à ce qu'avait voulu lui faire subir la jeune femme, la première matinée qu'elles avaient passée ensemble. Elle repensa à la délicatesse de ses caresses, de sa main sur son corps. Et plus tard ce qu'on lui avait assené : " J'espère très franchement que tu ne seras jamais victime d'un vrai viol ! "

            Par tous les dieux, personnes n'avait le droit de faire subir ça à une femme. Elle revit les visages ravagés de Solange et de sa mère, et cela renforça sa détermination. Elle afficha une petite photo Holo d'elles dans un coin de son écran, pompée dans sa mémoire. Juste pour être sûre de ne pas flancher, pensa-t-elle, et elle continua de suivre Orlane, qui finit par ralentir, avant de s'arrêter complétement.

— Ils sont quelques centaines de mètre devant nous. Ils font boire les chevaux.

            Les dires de son amie lui furent confirmés par les analyses de son armure.

— Je ne t'avais jamais vu chasser, j'avoue rester bête… Comment tu fais pour savoir tout ça? fit-elle, interrogative.

            Et le regard que lui renvoya la jeune Immortelle la fit frissonner.

— On va les prendre à revers. Suis-moi, puisque tu es là, renifla t-elle.

— On ne risque pas de croiser du monde, sur cette route ?

— Le village est en cul de sac, on ne passe pas devant pour se rendre ailleurs. Et de toute façon, ce n'est pas la route la plus empruntée. Je me demande d'ailleurs ce qu'ils font là…

            Elles les contournèrent en passant par les buissons qui bordaient la route sur une épaisseur de plusieurs dizaines de mètres, puis Orlane se déshabilla posément.

— Tu fais quoi là ? T'es malade ?!

— Je ne vais pas salir mes vêtements…

— Salir tes… Oh par tous les dieux, Orlane, ne me fait pas peur. On les tues rapidement et on rentre. Même avec 45% je pourrais briser un chêne. On leur casse le cou et on rentre !

            Mais la jeune femme s'avança sur le chemin sans même prendre la peine de lui répondre. Elle se plaça à une cinquantaine de mètres des soi-disant soldats d'élites. Les fameux dragons de sa Majesté. Bien campée sur ses jambes, cambrée, les mains le long du corps, la tête légèrement inclinée sur le côté, en plein soleil. Et même le plus habile sculpteur de la Grèce antique n'aurait pu rêver pareille merveille.

            " Elle a disjoncté, pensa Jade, terriblement inquiète. Complétement disjoncté, et l'autre qui n'est pas là, je fais quoi moi ? "

            Les soldats les plus proches se mirent à rire.

            " Elle ne cherche pas à leur faire peur, pensa Jade, elle ne doit même pas avoir les yeux verts. Je n'aurais pas dû venir, je n'aurais pas dû, "fit-elle en fermant les yeux, son cœur cognant dans sa poitrine à l'idée de ce qui allait se passer, alors que les trois premiers soldats approchaient.

            Orlane écarta les bras avec un demi-sourire, dissimulant ses dents et le plus rapide d'entre eux cria :

— Moi le premier !

            Des bras d'acier se refermèrent sur lui, tandis qu'Orlane se mettait à serrer lentement. Comprenant qu'il y avait un problème, les autres prirent leurs armes avant d'accourir, alertés par les cris du soldat dont la jeune femme était en train de proprement briser la colonne vertébrale, la cassant nette au bout de quelques secondes. Elle lâcha sa victime, avança vers le soldat le plus proche d'elle et le mutila d'un coup de griffe proprement démentiel. Comment appeler ça autrement ? La moitié du ventre arraché, l'homme s'écroula par terre en hurlant lui aussi et la boucherie commença. Orlane attrapait des membres et tirait dessus d'une main, tandis que de l'autre, les doigts recourbés, elle donnait des coups dignes d'un ours, mutilant, estropiant ses victimes. Jade ne dut qu'aux drogues injectées automatiquement dans son organisme le fait de réussir à ne pas vomir.

— Arrête, finit-elle par crier. Arrête, c'est abominable, hurla-t-elle, les larmes aux yeux. Tu es ignoble ! Je t'en supplie, Orlane ! Orlane !

Mais Orlane semblait être partie dans un autre monde et ne réagit même pas à ses cris. Il ne finit par en rester plus qu'un, qu'elle avait semble-t-il garder pour la fin. A ses habits on devinait que c'était le gradé qui avait commandé le petit détachement.

            Elle s'approcha en souriant, son corps nu recouvert de sang, tandis que l'épée au poing, le dernier soldat lui criait de ne pas approcher. Non, Orlane n'avait plus, est de très loin, rien d'érotique. Elle le regarda une bonne minute, les mains sur les hanches, puis fit un pas et dit posément :

— Cours.

            Comme devenu fou, l'homme lâcha son épée et se mit à courir vers les bois, calmement suivi par une Orlane impitoyable.

            Au bout de plusieurs minutes, Jade finit par prendre une décision et rejoint la petite route. Les rapports d'analyses de son ordinateur confirmant ses pires craintes. Les tripes à l'envers, elle ne put que se rendre à l'évidence : Orlane n'en avait tué que quelques-uns… " Elle est abominable, c'est immonde, et moi, je fais quoi… Je fais quoi… "

            Le cœur au bord des lèvres elle arma son canon à 5% et passant au milieu des victimes, leur décocha à chacun un coup à bout portant en pleine tête. Une simple décharge électrique de très forte intensité.

            "Au moins, c'est fini… pensa-t-elle. Enfin, presque…"

            La majorité des chevaux avaient fui durant le carnage, elle détacha néanmoins les trois restants et les fit courir dans la direction opposée au village. Puis, lentement, tristement, elle retourna dans le sous-bois, s'assit sur une souche, et attendit le retour de son amie.

            C'est au bout de presque un quart d'heure, qu'inquiète, elle finit par se lancer à sa recherche. Elle finit par la découvrir elle aussi tranquillement assise sur une souche, les jambes croisées, ses mains jointes emprisonnant ses genoux, en train de regarder le soldat qui essayait de grimper à un gigantesque chêne dont les premières branches étaient au bas mot à trois mètres de hauteur. Elle s'approcha lentement de son amie et vint se placer à côté d'elle.

— Il essaye de monter à l'arbre, expliqua joyeusement Orlane, mais il a du mal.

            Jade lança un scanner et s'aperçut que l'homme n'avait plus de doigt. Il les avait usés à essayer de monter à l'arbre, fou de terreur, dominé par la volonté inflexible de l'Immortelle.

— Arrête ça, s'il te plait, je t'en supplie.

— Mmmh ?

            Ne jamais parler de viol à Orlane, jamais. Jade comprit pourquoi Lourna lui avait inculqué le mot jamais de manière si indélébile. Elle regarda encore quelques secondes la scène et pensa : " Parfois, avoir le cœur trop solide n'est pas forcément une bénédiction… " Elle leva son arme et décocha un tir, un seul, qui fit mouche.

            Orlane ne réagit pas tout de suite, puis retira ses mains de ses jambes, fit monter ses genoux au niveau de sa tête, se penchant légèrement en arrière et se leva d'un bond, avant de s'épousseter les jambes.

— Tu n'es pas marrante, enfin, il doit bien en rester un ou deux de lucide là-bas, fit-elle en s'éloignant.

            Un véritable cri de haine apprit à Jade que ses actions n'étaient pas vraiment bien vues du côté de son amie. Orlane entra dans une rage folle, incontrôlable. Elle revint au pas de course et se rua sur la jeune femme en armure, la poussant violemment, ivre de colère. La jeune Atlante recula, refusant le combat.

— Tu n'avais pas le droit, c'étaient des porcs ! hurla Orlane en la poussant violemment de nouveau, lui faisant heurter un arbre, l'acculant.

            Jade réfléchit à toute vitesse. " Orlane, Orlane, Orlane. Et puis de toute façon, si c'est pour que ça finisse comme ça… "

— Extraction d'urgence ! murmura-t-elle.

            Son armure sembla se briser en milliers de morceaux, eux aussi s'éparpillant en dizaines de morceaux et ainsi de suite jusqu'à disparaître complétement. Elle apparut sans plus aucune protection contre son arbre, avec devant elle une Orlane complétement déchaînée.

            Jade fit lentement un pas dans sa direction, écarta ses bras et murmura :

— Si tu tiens tant que ça à me faire du mal, vas-y, prends-moi dans tes bras et serre…

            L'Immortelle se figea un moment, semblant complétement ahurie.

— Prends-moi dans tes bras et serre … continua Jade.

            Orlane recula, semblant seulement commencer à comprendre qui elle avait en face d'elle.

— Je vais t'écraser ! Arrête ça ! fit-elle en faisant un pas en arrière.

            Doucement, lentement, Jade fit un nouveau pas en avant.

— Ne me demande pas ça, dit-elle en faisant non de la tête.

            Encore un pas et avec mille précautions, Jade se blottit lentement contre elle, la serrant contre son cœur. Plusieurs minutes s'écoulèrent avant qu'elle ne sente des bras capables de briser un chêne l'entourer lentement, tremblant légèrement, avec une douceur infinie. Des mains capables de démembrer un corps et de déchirer l'orichalque caressèrent lentement le haut de son dos. Enfin, un museau finit par se nicher au creux de son cou et elles restèrent là, sans rien dire pendant plus de dix minutes, jusqu'à ce qu'Orlane finisse par lâcher :

— Merci.

            Jade sentit sa joue se mouiller doucement : La jeune femme aux cheveux de jais finissait tout simplement de craquer…

 

 

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Et voilà. Ce chapitre vous à plu ? Vous êtes arrivés ici par hasard ? N'hésitez pas à vous rendre sur le Prologue.

Que ce chapitre vous plaise, ou pas ( si, si, vous avez le droit de ne pas aimer ) laisser un com, n'hésitez pas. On pourra en discuter.

La page Facebook de mon blog. N'hésitez pas à l'aimer, pour être informer en temps réel de la publication d'un nouveau chapitre, mais pas que. En effet, quelques jours avant la sortie du chapitre à venir, un extrait  sera mis en ligne sur la page. Quelques lignes (justement) qui donneront un aperçu des évènements à venir.

Si vous aimez les critiques de livres, pourquoi ne pas allez faire un tour sur une petite bibliothèque ? blog que je trouve très sympa.

L'image utilisée provient de Pixabay.

Bonne fêtes de fin d'année à toutes et à tous. Passez un joyeux noël :)

                                                               Peter.

 

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TiphaineLUE 27/12/2016 20:03

Bonjour et joyeuses fêtes ! J'ai beaucoup aimé ce chapitre, et j'ai vraiment, vraiment hâte de voir le suivant. Orlane est assez émotive (je ne sais pas tellement comment le formuler autrement) non ? Quand elle éprouve une émotion, la colère par exemple, on a l'impression d'une tempête ne pouvant être arrêtée. Je l'aime bien, et puis elle a l'air un peu d'une enfant capricieuse quand elle parle du soldat qui grimpe à l'arbre. Jade aussi je l'aime bien, car du fait de son humanité, elle achève les soldats au lieu de les laisser crever lentement et douloureusement. Même si son armure et tout, ça fait tâche dans cet univers, quoique c'est logique si on considère que les Atlantes étaient dix fois plus avancés que nous scientifiquement.
Je pars un peu dans tous les sens dans ce commentaire, mais je dis juste les pensées qui ont traversées ma tête en lisant. En tout cas, le texte est fluide et se lit facilement, et ça permet de connaître un peu plus les personnages. Et puis la fin est bien choisie, car on reste sur notre faim en attendant la suite avec impatience.

Peter Dussoni 27/12/2016 21:03

Bonsoir Tiphaine. Et joyeuses fêtes à toi aussi :)
Bien content que tu es aimé ce chapitre. Oui, Orlane est une véritable peste, pour tout avouer. C'est le personnage que je préfère (avec Sabine, qui arrivera beaucoup plus tard). Jade est et restera la plus humaine de toutes, avec les conséquences que cela impliquera en compagnie de deux Immortelles qui n'ont pour ainsi dire aucune règle. L'armure fait tache pour le moment, oui, mais va se révéler d'une importance cruciale. Et puis, tôt ou tard dans ce livre, elle sera reléguer au statut de fragment archéologique, mais bon, j'en ai déjà peut être trop dit :p
En ce qui concerne les personnages, tous ont un comportement et une gamme de sentiments qui leur est propre. C'est ce qui m'a le plus plu dans l'écriture du livre : Les faire se rencontrer, s'entrechoquer et évoluer. Merci pour les compliments sur la fluidité du texte, ça fait très plaisir.
Bonne soirée :)
Peter.

Maëlle B. F. 21/12/2016 22:36

J'aime bien le changement et je ne trouve pas que cela alourdit le texte. Cela repousse le passage à l'action pure et je trouve ça pas mal.

Maëlle B. F. 21/12/2016 20:14

J'ai bien aimé ce chapitre :)

Peter Dussoni 21/12/2016 21:53

Mais bon, j'ai répondu de mon smartphone... J'aurais peut être du répondre du pc. J'espère que ce sera lisible...

Peter Dussoni 21/12/2016 21:47

Je viens d'y répondre. Un énorme merci Maëlle. La modif pour l'armure est faite. J'attends avec impatience vos autres retours.
Merci encore.

Maëlle B. F. 21/12/2016 21:04

J'ai envoyé un message sur votre contact, bonne soirée.

Peter Dussoni 21/12/2016 20:26

Merci Maëlle. C'est sympa :)