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L'Orichalque, un roman de Peter Dussoni.

Chapitre 31 : Jade le vampire.

Chapitre 31 : Jade le vampire.

            Sabine resta effectivement un petit mois dans le coma et tous les jours, son frère descendait la voir de longues minutes, tandis que Jade lui expliquait le fonctionnement des appareils et lui indiquait que sa sœur allait très bien, lui ayant déjà expliqué, aidée de Sabine, que l'opération était obligatoire pour son travail.

            Le premier soir de l'intervention, la porte de la chambre de Sabine et d'Oan s'ouvrit doucement, éclairant le couloir d'un rai de lumière. Le petit garçon en pyjama en sortit, hésita, retourna dans sa chambre, en ressortit et se dirigea finalement vers la chambre des Immortelles, sous l'œil amusé d'Amogh, qui se garda bien d'intervenir. Certaines des runes gravées par Jade avaient pour particularité de rendre leur porteur quasiment indétectable tant qu'il ne se déplaçait pas. Pour le voir, il fallait être vraiment très observateur, ou savoir qu'il était là. Le garçonnet hésita encore quelques secondes, puis frappa à la porte une fois. Il attendit encore quelques secondes, puis frappa une nouvelle fois. A la troisième fois, la porte s'entrouvrit sur Orlane, habillée à la hâte, qui avait compris que ce ne pouvait être que lui. Elle demanda gentiment au jeune garçon ce qu'il y avait.

— J'ai peur tout seul dans le noir.

— Ha ? Tu veux une petite lumière ?

— Je ne dors jamais tout seul…

— Ta sœur ne le savait pas ? interrogea la jeune femme en se mordillant les lèvres.

— Si… Mais d'habitude je dormais avec la baby sitter…

— Ha… Ben…

— On ne peut pas le laisser dormir tout seul, Orlane, chuchota Jade.

— Ben…

— Cette nuit, Oan, cette nuit seulement, décida Lournn-Go'Ha. Demain, tu dormiras dans ta chambre, d'accord ?

— Oui, d'accord, fit-il faiblement.

— Laisse-nous quelques secondes. On te prépare une place, mentit-elle en s'habillant, imitée par Jade. Allez viens…

— Il fait tout noir …

— Et alors ?

— J'ai un peu peur, dans le noir…

— Avance doucement, Oan, fit-elle en bloquant le geste de Jade, qui allait allumer la lumière. Voilà, c'est ça, avance, voilà, tu touches le lit. Monte dessus, nous y voilà rit-elle en le soulevant dans ses bras, avant de le déposer entre elle et Jade. Allez, tout le monde dort ! déclara-t-elle à l'attention du garçon.

            Le lendemain soir, elles entendirent à nouveau gratter à la porte. Orlane le raccompagna à sa chambre, lui alluma une petite lumière et retourna se coucher.

            Au bout de dix minutes, Jade constata :

— Il pleure…

— Ça va lui passer… affirma Orlane.

Au bout d'une demi-heure, Jade hésita :

 — C'est dégueulasse quand même…Ça nous coûte quoi ?

— Trois pyjamas, soupira Lournn-Go'Ha. Je ne vais pas dormir habillée toutes les nuits… Allez, Jade, va le chercher…

— Je ne t'ai jamais vue en pyjama, minauda Orlane, pendant l'absence de Jade.

— Et ?

— Rien, ça doit pouvoir être amusant, répondit Orlane en posant sa tête sur son bras, câline.

 

            Le lendemain, Jade et Orlane étaient allées acheter six pyjamas.

— Pourquoi le mien a-t-il un petit chat qui joue avec une pelote ? avait demandé la plus ancienne des Immortelles, lors de la séance d'essayage imposée par Orlane, avant la nuit.

— Il te va trop bien, déclara Orlane, catégorique. Tu es super trognone là-dedans.

— Super trognone… répéta Lournn-Go'Ha, catastrophée. Où est passé le temps où je pensais être le prédateur ultime, sur cette planète ? se demanda-t-elle à haute voix, en se regardant dans un miroir, l'air véritablement malheureuse.

— Tu as toujours été super trognone pour moi, chérie, fit calmement Orlane. Je ne connaissais pas cette expression, c'est tout. Tu l'étais déjà la première fois que tu m'as nourrie, tu sais, la première fois que je t'ai vue…

            Jade s'éclipsa discrètement de la chambre, retournant à son laboratoire, voir où en était Sabine.

 

— Vous n’êtes pas des personnes normales, hein, Jade ? demanda subitement Oan au bout d'une petite semaine, un matin, en regardant sa sœur, dans le labo.

— Non, mon chéri, non, tu as raison, répondit Jade en saisissant son pendentif avec sa main gauche et en le triturant machinalement, son regard posé sur le jeune garçon.

— Vous êtes qui ?

— C’est compliqué. Mon problème, vois-tu, Oan, c’est d’être sûre que tu ne racontes rien à l’école, même sans le faire exprès.

— Je ne sais pas. C’est grave si j’en parle ?

— Très très grave, oui. Et j’aurai beaucoup de peine.

— Ha. Tu es qui, Jade, toi ?

— Tu dors avec nous toutes les nuits, Oan, on en est même arrivé à acheter des pyjamas…

— C’est normal de dormir en pyjama…

— Oui mon chéri, c’est normal. Viens, on va faire un tour dehors, au soleil. Tu pourras revenir voir ta sœur après.

            Une fois dehors, Jade alla chercher une lourde barre de fer et la montra à Oan.

— Tiens, prends-la, fit-elle en la lui tendant.

Mais le petit garçon fut incapable de la soulever.

— Je n’y arrive pas…

— Tu me demandes qui je suis ? Alors regarde bien, conclut-elle en tordant la barre de fer sans effort apparent. Tu dors toutes les nuits avec nous depuis presque une semaine, Oan. Si on te voulait du mal, on aurait été méchantes depuis longtemps, fit-elle en lui souriant franchement.

            Le garçon fut complétement hypnotisé l’espace de quelques secondes puis s’enfuit en hurlant le nom de sa sœur, partant pourtant dans la direction opposée au laboratoire. Jade lui laissa plus de 60 mètres d’avance et engagea la poursuite, le rattrapant au vol, le soulevant comme une plume en continuant à courir, le serrant contre son cœur avant de revenir à la villa.

— Voilà mon chéri. Je suis très forte, très rapide et mes dents sont celles d’un tigre. Tu ne peux pas sortir d’ici. Orlane est trois fois plus rapide et forte que moi. Lourna, on ne peut pas le savoir, tellement elle est forte.

            Je te le répète. Orlane te fait tes tartines tous les matins. Tu dors avec nous. On te fait à manger le midi et le soir. De temps en temps, je t’emmène en ville. On mange une glace et je t’offre un livre ou une bd. Tu as encore un mois et demi pour bien comprendre ça, mon chéri. On t’aime beaucoup, on ne te veut aucun mal… Je ne peux rien faire d’autre… Si tu as faim, à midi, nous serons dans la cuisine. Tu n’es pas obligé de venir. S’il y a quoi que ce soit, crie, on viendra.

            Elle lui envoya un baiser avec la main et retourna au labo. Elles passèrent midi à table, à boire thé et vin, sans qu'Oan ne se manifeste.

— Il a fait quoi après ton intervention musclée ? demanda Lournn-Go'Ha.

— Il est allé jusqu'à la clôture. Ensuite il a essayé de la longer. Il ne s'est pas approché du portail.

— Tu devrais peut-être aller le chercher…Non ? essaya Orlane.

— Non, je n'ai qu'un mois et demi, avant d'être obligée d'employer la manière forte. Ça fait mal, très mal. Et je ne veux pas faire d'anesthésie générale sur un garçonnet de huit ans pour un oui ou un nom. Il a ce laps de temps pour comprendre. C'est pourquoi j'y suis allée direct !

— On te laisse gérer ça, Jade, acquiesça Lournn-Go'Ha.

— Merci.

            Le repas du soir se passa dans les mêmes conditions. Jade alluma toutes les lumières de la maison et demanda à ses sœurs d'aller se coucher.

— Tu es sûre ? hésita Orlane.

— Certaine, je vais prendre un livre et m'installer dans le salon, devant la grande baie vitrée. Il est dehors, il ne pourra pas me manquer.

— On t'embrasse…

— Moi aussi, dodo vous deux, ne restez pas dans mes pattes, fit-elle tendrement.

            Une heure plus tard, Jade perçut un son. Elle se concentra, puis secoua la tête.

Il appelle May, émit Orlane, du fond de son lit, blottie dans les bras de son amie.

Oui…

            Quelques secondes, puis elles perçurent la voix de la rouquine, venant de la villa qui lui était allouée.

Je fais quoi, Jade ?

Ce que ton cœur te commande de faire, May

Il pleure… J'y vais…

Pas d'asile, May. C'est tout ce que je te demande…

Très bien.

 

             Le jeune garçon en pleurs, affamé, perdu au milieu de la propriété et n'osant plus approcher de la villa vit apparaître un ange habillé de blanc.

— Bonsoir jeune homme, murmura May en s'asseyant en tailleur à même le sol, devant lui, pour être à sa hauteur. Tu fais quoi dehors ?

— Ce sont des vampires, pleura le garçon. Et ma sœur dort et ne se réveille pas…

— Qui donc, est un vampire ?

— Jade !

— Jade… Et bien… Quelle nouvelle… Elle a bu ton sang ? Ça fait mal ?

— Non, hésita Oan, en larmes.

— Ha… Elle boit quoi, le midi et le soir, pendant que tu manges ?

— Du thé, fit-il en hésitant, avant de se moucher avec sa manche.

— Ha… Les vampires boivent du thé ?

— Je sais pas.

— Elle t'a déjà fait des câlins ?

— Oui…

— Ses bras étaient chauds comme ceux de ta sœur ? Ou froids et glacés ?

— Chauds… finit-il par avouer.

— Alors, ce n'est pas un vampire.

            Tu dors avec Jade et ses deux sœurs toutes les nuits, non ? C'est comment quand tu dors avec elle ? C'est plutôt sympa ? Ou tu préférerais dormir ailleurs ?

— Non… c'est sympa… Mais Jade a des dents de vampire et elle est très forte et elle court très vite…

— … Et elle est absolument adorable avec toi, finit May. La vérité, c'est que tu ne comprends pas tout. Et comme tu ne comprends pas, tu inventes une histoire. Tu sais ce qui se passe quand un hélicoptère survole la forêt amazonienne ? Ou la forêt vierge, si tu préfères.

— Non…

— Et bien il y a des gens, qui n'ont jamais vu un hélicoptère, qui lui envoie des flèches, croyant que c'est un démon qui vole.

— C'est bête…

— Voilà, oui, c'est bête. Jade est un amour. Mais tu ne comprends pas vraiment d'où elle vient. Ce qu'elle est. Alors toi aussi tu inventes une histoire. C'est tout. Comme pour l'hélicoptère ! Il y a des Indiens, Oan. Il y a des Africains, des Asiatiques, des Européens et il y a Jade et ses deux sœurs. Elles sont différentes, ne sont que trois, mais c'est tout. Tu sais ce qu'est le racisme, Oan ?

— Oui, souffla le garçon. Ma sœur dit que c'est moche. Que c'est quand on n'aime pas quelqu'un parce qu'il est différent…

— Je crois que tout est dit, Oan, alors… Tu as envie d'être moche ?

— Non, fit le garçon en secouant la tête avec force.

— Viens avec moi, fit-elle en se levant et en le prenant par la main, je vais te montrer ce qu'est en train de faire Jade le vampire…

            Arrivés à quelques mètres de la baie vitrée, elle lui montra Jade.

— Pourquoi elle ne dort pas avec ses sœurs, comme toutes les nuits ?

— Elle lit…

— Elle lit d'habitude ?

— Non…

— Alors ?

— Elle m'attend…

— Va la rejoindre, elle doit être vachement inquiète que tu ne sois pas rentré.

— Pourquoi elle n'est pas venue, alors ?

— Tu aurais fait quoi ? Tu avais peur, tu serais parti en courant, non ?

— Oui… fit-il dans un souffle.

— Va la rejoindre, va. Je retourne dormir, moi !

— Tu es gentille May.

— Merci. Jade et ses sœurs aussi, file !

Merci May, murmurèrent les trois Immortelles. Merci.

J'ai improvisé, grimaça la rouquine.

Non, tu as fait beaucoup plus que ça, fit Lourna. Je te remercie, May, merci.

— Jade, fit Oan en rentrant dans le salon.

— Oui, mon chéri, dit Jade, sans quitter son livre des yeux.

— Je… J'ai un peu faim.

— Ha désolée, ce n'est plus l'heure… Tu devras attendre demain matin.

— …

— On t'a attendu à midi. On t'a attendu ce soir, et tu n'es pas venu. Alors c'est trop tard. Demain…

— Excuse-moi, Jade, fit le petit garçon en regardant ses pieds.

— Elles te font peur mes dents ?

— Oui, un peu.

— Tu n'aimes pas les lions, les tigres, les panthères ?

— Ben si, c'est joli…

— Explique-moi où est le problème, alors, demanda-t-elle en souriant à nouveau.

— Ce n'est pas normal…

— Ha han… Tu as envie d'une vie normale, Oan. Une vie comme tout le monde ? Ou tu veux une vie un peu plus sympa ?

— Un peu plus sympa, hésita le petit bonhomme.

— Alors voilà, ça commence déjà, tu vois, rit-elle chaleureusement. Je te propose un marché. Tu vas embrasser Orlane et Lourna, pour t'excuser, tu reviens et je t'aurai préparé un truc à manger. Tu voudrais quoi ?

— Il faut que je monte là-haut tout seul ?

— Tu ne réponds pas à ma question, Oan.

— Un steak-frites ? demanda-t-il, plein d'espoir.

— Ça marche. Va t'excuser et je te prépare ça, affirma-t-elle en posant son livre et en se dirigeant vers la cuisine, sans plus s'intéresser à lui.

            Quand Oan frappa à la porte de la chambre, Lournn-Go'Ha lui répondit d'entrer. Mais la pièce plongée dans l'obscurité était vraiment trop effrayante, et même Orlane le comprit, allumant alors une petite lampe de chevet.

— Je viens m'excuser, déclara Oan.

— Tu parles, c'est pour ton steak frites que tu viens ! s'amusa Orlane.

— Je m'excuse quand même…

— Viens nous voir, viens Oan, lui demanda-t-elle avant de l'embrasser chaleureusement sur les deux joues, imitée par Lournn-Go'Ha quelques secondes après. Va manger ton steak frites mon chéri, tu es affamé. On ne se couche pas le ventre vide. Jade t'attends.

            Le petit garçon remercia et dévala les escaliers quatre à quatre. Une heure plus tard, en compagnie de Jade, il vint se coucher avec elles. Personne ne fit de commentaire. Des bras chauds se refermèrent sur lui et il s'endormit.

 

          Un jour plus tard, sur le pas de la porte de la villa occupée par May et Jalen, un petit paquet fut déposé. Quand elle l'ouvrit quelques heures plus tard, elle y découvrit deux bracelets en or, finement ciselés, sertis de pierres précieuses, dont quatre jades, symbolisant les yeux des deux serpents représentés par les deux bijoux. Le genre de bijoux, elle le savait, qui ne pouvaient venir d'une bijouterie, car beaucoup, beaucoup trop anciens. Emue aux larmes, elle se précipita les montrer à son homme, avant de se diriger vers la villa des Immortelles, pour remercier, après les avoir passés au bras.

            Le dernier test pour Oan eut lieu un après-midi où Jade lui proposa d'aller manger une glace, au bord de mer, à St Raphael.

— Je tiens à te dire une chose, Oan, et je suis sincère. On va sortir de la propriété. Dans la ville, si tu veux, tu peux t'échapper. Tu peux hurler au secours. Si tu fais ça, sache que je ne te poursuivrai pas. Je n'essayerai pas de te rattraper. Je te laisserai tomber et on ne se reverra plus jamais. Tu reverras ta sœur et voilà. Plus jamais Oan. Pèse bien tes gestes mon chéri. Tu sais que je ne mens jamais. Je n'en ai pas besoin…

            Il fit un grand oui de la tête sans répondre. Arrivé en ville, il attrapa la main de l'Immortelle et ne la lâcha que pour s'asseoir à la table d'un glacier. Une glace et un achat de livre plus tard, ils se promenèrent main dans la main une petite dizaine de minutes, puis l'enfant déclara :

— Tu crois que je peux apprendre à courir comme toi ?

— Il faut s'entraîner, Oan et faire beaucoup de sport, mais pourquoi pas, oui, répondit-elle, songeuse.

— Si c'est toi qui m'entraîne, on peut commencer demain ?

— Tu ne préfères pas Jalen, ou May, pour t'entraîner ?

— Non, c'est toi.

— Et bien écoute… Pourquoi pas. On commence demain, c'est d'accord.

 

 

Bonjour. Intéressé par le prologue ? C'est Ici.

Bonnes lectures à toutes et à tous.

                                      Peter.

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TiphaineLUE 20/05/2017 11:52

Moi je ne trouve pas qu'elles sont dures... Elles acceptent quand même qu'il dorme avec elles et, plus important : Jade lui offre des glaces. Après, ça dépend si c'est des glaces espagnoles ou françaises ;p
Après, le fait qu'il aurait pu dormir dehors... On a connu mieux hein !

Maëlle B. F. 19/05/2017 15:55

Outch qu'elles sont dures avec le petit ^^ ça fait un peu le dommage collatéral de cette effroyable guerre qui s'annonce (enfin s'est passée) Heureusement qu'elles sont des amours par ailleurs.

Maëlle B. F. 20/05/2017 10:52

^^ je m'en suis doutée en plus ! Et oui justement c'est très réaliste, les filles ne sont pas humaines (jade est depuis bien longtemps une immortelle et n'a jamais connu une vie de famille normale en fait). Mais c'est amusant de trouver ça dans un roman. Des héroïnes avec une mentalité de prédateurs. Bonne journée :)

Peter Dussoni 20/05/2017 08:59

Hello Maëlle.
Oui, tu as raison. Elles sont très dures.
Pour la petite histoire, quand j'ai écris ce passage, nous n'avions pas encore le bout de chou à la maison.
C'était plutôt :
- Il pleure ? N'y va pas, il va s'habituer...
Maintenant qu'il est à la maison, quand il pleure, ben on va voir ce qui se passe. Et si il ne se rendort pas, ben l'un de nous deux se couche avec lui, le temps qu'il se calme et se rendorme...
Il est certain que si j'avais eu un enfant quand j'ai écris ce chapitre, il aurait été bien différent. Maintenant, du coup, il colle peut être plus à la "réalité".
Trois Immortelles doivent s'occuper d'un petit garçon et ne savent pas vraiment comment s'y prendre. ( Houpas :p)
Bonne journée :)